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Par psylle, le 16.02.2021
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Date de création : 02.05.2018
Dernière mise à jour :
11.04.2023
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Giacinto Brandi (1621–1691), Allegoria del filosofia, huile sur toile, Collection Privée Peter Willi.
Allégorie de la Philosophie
Étymologie : Le terme « philosophie » est emprunté au grec ancien φιλοσοφία, composé de φιλεῖν, « aimer » et σοφία, « la sagesse, le savoir », c'est-à-dire littéralement : l'amour de la sagesse ou l'amour du savoir.
Définition : La philosophie est une discipline intellectuelle qui étudie les principes et les causes, les fondements des valeurs humaines.
Langues : Anglais. philosophy ; ancien français. philoſophie ; italien. filosofia ;allemand. philosophie ;espagnol. filosofía ;portugais.filosofia.
Attributs : Un ou plusieurs livres ou deux livres ouverts où est écrit Naturalis et Moralis, sceptre, diadème en or.
Représentation de l'allégorie selon Cesare Ripa
L'érudit italien, Cesare Ripa décrit l'allégorie de la Philosophie dans son recueil d'allégories, Iconologia.
L'allégorie est personnifiée par une femme trop majestueuse que ne sont pour l’ordinaire les créatures mortelles. Elle avait les yeux extrêmement vifs et pénétrants, le teint fort vermeil, et l’embonpoint vigoureux, bien que toutefois elle semblait assez âgée.
Quant à sa taille, l’on ne pouvait la représenter en vraie ; pour ce qu’encore qu’elle surpassait celle des hommes, si est-ce que la plupart du temps elle se dérobait à leurs yeux par sa hauteur excessive : Tellement qu’après l’avoir bien regardée, l’on trouvait que sa tête se cachait jusque aux nuées ; et même qu’elle s’élevait par dessus le Ciel de la Lune. Sur le haut de sa robe, qui était d’une étoffe très déliée, se remarquait la lettre θ, et sur le bord un Pi, Grec, Π. Mais c’était de telle sorte, que de la dernière lettre, l’on montait à la première par les échelons gravée sur sa robe, depuis la ceinture jusqu'en bas, où il est à remarquer encore qu’elle tenait un sceptre de la main droite, et de la gauche des livres.
Ce que représente cette figure, n’est pas moins mystérieux que digne d’être considéré. Elle a le visage vénérable, pour montrer que la Philosophie mérite qu’on la voit comme elle est, mère des arts libéraux, maîtresse des bonnes mœurs, règle de la vie, source de tout bien, et guide des âmes vertueuses.
Sa taille ambiguë, tantôt grande, tantôt petite, signifie qu’elle embrasse diversement la connaissance des choses du ciel et de la terre ; jusque-là même qu’elle s’élue quelquefois à la recherche des sujets les plus hauts, et qui sont incompréhensibles à l’esprit humain : Ce qui fait dire à Boèce, Qu’à force de se hausser vers le ciel, elle disparaît aux yeux des hommes, qui ne sont pas assez clairvoyant pour la contempler, étant bien certain que l’esprit humain n’est pas capable de concevoir l’essence divine, ni ses mystérieux secrets, qui sont entièrement inconnus aux hommes, comme dit saint Grégoire de Nazianze.
Sur le bord de sa robe est un Θ, et sur le haut un Π, & non pas un T, comme quelques-uns l’ont voulu dire, & comme il est à propos que nous remarquions ici, parce que que la signification en est différente, et du tout contraire. Car le Θ chez les grecs, comme le C parmi les Latins, est une marque de condamnation, au lieu que le T en est une d’absolution : Cela n’a pourtant rien de commun en cette figure, où le Θ signifie Théorie, et le Π est le même que Pratique, qui sont deux parties essentielles à la philosophie ; Ce qui fait dire à saint Augustin, Que l’étude de la Sapience consiste en l’action, et en la contemplation ; Tellement que l’on peut appeler à bon droit l’une de ces parties active, et l’autre contemplative, qui se propose pour but la vérité toute pure, et la recherche des causes de la Nature.
Que si la Philosophie tient des livres en une main, et un sceptre en l’autre, c’est pour montrer, Que les hommes de haute naissance ne doivent point négliger cette belle reine, et que le conseil des sages Ministres est tout à fait nécessaire au gouvernement des États : L’histoire remarque à ce propos, que Solon, Lycurgue et Zaleucus, furent princes et législateurs ensemble ; à savoir des Athéniens, des Lacédémoniens, et de ceux de Locres : Et que les Egyptiens n’estimaient jamais pour Chef que le plus sage de leurs prêtres, ou le plus aguerri de leurs soldats, afin de maintenir la tranquillité publique par la valeur, ou par la bonne conduite1.
Représentation de l'allégorie selon Gravelot
François Hubert Gravelot décrit une toute autre version dans son recueil d'allégories, Iconologie par figures; ou, Traité complet des allégories, emblèmes, etc. Ouvrage utile aux artistes, aux amateurs, et peuvent servir à l'éducation des jeunes personnes.
On la représente sous la figure d'une femme dont les traits nobles, majestueux, et le maintient grave, annoncent l'essence et les occupations. Elle tient dans une main, un livre et dans l'autre, un sceptre, symbole de son pouvoir, avec le mords de la raison qui est l'un de ses attributs.
Elle gravit une montagne escarpée, remplie d'épines et de cailloux pour indiquer la difficulté des études qu'elle entreprend telles que sont principalement la physique, la métaphysique la morale et la logique2.
Représentation de l'allégorie selon Boudard
Jean-Baptiste Boudard décrit l'allégorie de la Patience dans son ouvrage, Iconologie tirée de divers auteurs : ouvrage utile aux gens de lettres, aux poëtes, aux artistes, & généralement à tous les amateurs des beaux arts.
La Philosophie est dépeinte sous la figure d'une figure d'un air imposant, assise modestement sur un trône en marbre auquel on parvient par plusieurs gradins. Elle a un diadème en or sur le front, et tient deux livres ouverts, sur l'un est écrit Naturalis et l'autre, Moralis3.
Bibliographie
1. RIPA, C., Iconologie ou la science des emblemes devises, &c. qui apprend à les expliquer dessiner et inventer. Ouvrage tres utile aux orateurs, poëtes, peintres, sculpteurs, graveurs, & generalement à toutes sortes de curieux des beaux arts et des sciences. Enrichie & augmentée d'un grand nombre de figures avec des moralités, tirées la plupart de Cesare Ripa, t.1., Amsterdam, Adrian Braakman, 1643, pp.152-159.
2. GRAVELOT, H. F.; COCHIN, C-N.; GAUCHER, C.-É., Iconologie par figures; ou, Traité complet des allégories, emblèmes, etc. Ouvrage utile aux artistes, aux amateurs, et peuvent servir à l'éducation des jeunes personnes, t.4, Paris, Lattré, 1791, p.17.
3. BOUDARD, J.-B., Iconologie tirée de divers auteurs : ouvrage utile aux gens de lettres, aux poëtes, aux artistes, & généralement à tous les amateurs des beaux arts, t.1, Vienne, Jean-Thomas de Trattnern, 1766, p.63.