I. Le sens et étymologie du nom
Le nom « Hyacinthe » vient du grec ὑάκινθος (huakinthos), qui a donné hyacinthus en latin et qui a d'abord désigné une pierre précieuse, puis plusieurs plantes à bulbe, dont la jacinthe.
Dérives linguistiques : Anglais. Hyacinth. Polonais. Jacek, Jacenty. Allemand. Hyazinth. Italien.Giacinto, Giacinta. Hongrois.Jácint.Catalan.Jacent, Jacinta. Occitan. Jacent, Jacinta.Espagnol..Jacinto, Jacinta.Portugais. Jacinto, Jacinta. |
II. Autres noms : Hyacinthe de Pologne, Jacek Odrowąż
III. Ordre religieux : Ordre de Saint-Dominique
IV. Vénération : Église catholique romaine, Église aglipayenne
IV. Patron : Poméranie, Prusse, Pologne, Lituanie, Russie, Gdansk, Cracovie, Wroclaw et Kiev, des noyés, des pestiférés et des possédés, contre l’infertilité conjugale et pour un accouchement facile.
V. Les attributs iconographiques
Ses attributs : Monstrance, rosaire, statue de la Sainte Vierge Marie, livre, ciborium, calice, pierogi, lys, jacinthe, saint-sacrement, manteau.
La statue de la Vierge Marie à l'Enfant est l'un de ses attributs les plus reconnaissables de Hyacinthe de Cracovie. Le saint est représenté portant ou maintenant l'image de la sainte vierge contre lui.
Le saint est représenté, naviguant sur la mer sur son manteau, faisant référence à sa marche sur les eaux1.
Un autre de ses attributs est la fleur de lys que l'on voit sur les images de dévotion flamandes du XVI au XVIIe siècle, notamment sur des gravures de Cornelis Galle l'Ancien. Le saint est représenté également avec une fleur faisant allusion à son nom, la jacinthe2.
Patron des pierogis, Hyacinthe a comme attribut ces sortes de raviolis, un des plats traditionnels typiques de la Pologne.
On lui attribue également un ciboire.
V. Les sources de l'iconographie de Hyacinthe de Cracovie
L'iconographie de Hyacinthe de Cracovie est basée sur des sources de nature, textuelles et iconographiques. Elle a été bâtie sur des sources antérieures et postérieures à la vie du saint.
1. Epoque médiévale
XIIIe siècle
Les premières traces du culte de Hyacinthe de Cracovie remontent à la seconde moitié du XIIIe siècle. Après la mort de Hyacinthe de Cracovie, les dominicains ont commencés à écrire les récits de ses miracles qu'il a accomplit par son intercession.
Ceci constitue le début de l'histoire disparue de nos jours, le Liber miraculorum qui deviendra la source fondamentale de la Vie de Saint-Hyacinthe écrite par lecteur Stanislas cent ans plus tard.
La principale source concernant la vie de Hyacinthe de Cracovie concerne l'ouvrage intitulée De vita miraculis sancti Jacchonis de Stanislas de Cracovie, lecteur du monastère de Sainte Trinité de Cracovie écrit vers le milieu du XIVe siècle. L'ouvrage daterait probablement de 1268, soit onze ans après la mort de Hyacinthe de Cracovie.
Les premières preuves du culte de Saint-Jacinthe remontent à la seconde moitié du XIIIe siècle déjà. Presque immédiatement après leur mort, les Dominicains ont commencé à écrire les récits des miracles accomplis par son intercession.
Un "miracle office", établi specificallyfor dans ce but, a très probablement fonctionné au con- vent dominicain de Cracovie ; ses activités ont été étudiées en profondeur par Raymond J. Loenertz. L'analyse du groupe de personnes impliquées dans les miracles écrits à l'origine dans le
Liber miraculorum
et ensuite incorporé dans la Vie par
lecteur
Stanislaus a montré que la majorité d'entre eux appartenaient à la noblesse de la Petite Pologne, en particulier ceux qui avaient des liens de famille avec le saint. Nous, c'était surtout un culte local, qui ne dépassait qu'occasionnellement les limites du diocèse.
Ce travail est une liste et une description des miracles qu’elle a accomplis plutôt qu’une biographie au sens moderne, puisque sur 52 courts chapitres seulement trois concernent la vie de Saint-Jack[2][3]. Il a été écrit sur la base d’un protocole intitulé Liber miraculorum,créé pour la canonisation future 11 ans après la mort du saint, en partie grâce aux récits de ses compagnons, et en partie grâce aux messages des gens modernes à l’auteur[4]. Le travail de l’Enseignant Stanislas a également servi de livre liturgique pour la lecture publique dans le monastère, indiquant qu’il devait être approuvé par lesautorités religieuses [5]. Cependant, le livre, écrit pour « construire le peuple » et souligner le pouvoir miraculeux du saint, contient de nombreuses erreurs chronologiques, par exemple en ce qui concerne l’année de son accessionà l’Ordre[6]. Néanmoins, le travail de l’enseignant Stanislaus est évalué comme fiable et constitue la base des études biographiques ultérieures et du taureau de canonisation [7].
Dans la seconde moitié du
XIV-е siècle Stanislas, lecteur du couvent de Cracovie, rédigea un
ouvrage fondam ental pour le futur procès de canonisation, c’est à dire
une histoire de St. Hyacinthe: „De vita et miraculis s. Jacconis”, avec
destination de servir aussi de lectionnaire au choeur et au réfectoire.
Cette biographie devint plus tard la source principale des autres „vies”
de St. Hyacinthe. Son culte durait sans interruption et il semble que
les domnicains de Cracovie .pensaient sérieusem ent alors à sa. canoni
sation, m ais sur le terrain de la Curie rom aine aucune dém arche
ne fut faite. Cette affaire fut remise à plus tard à cause de la situation
intérieure de la Pologne et des événements qui se déroulaient sur
l’arène de l’Église universelle: le grand Schisme occidental et l ’époque-
des conciles réform ateurs qui le suivit.
Bibliographie
1. Bourassé, Jean-Jacques, Dictionnaire d'archéologie sacrée, t.12, 1863.
2. GUÉNEBAULT, L. J., Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints: tant de l'ancienne que de la nouvelle loi, et répertoire alphabétique des attributs qui sont donnés le plus ordinairement aux saints par les artistes, vol.45, 1850.
2. CORBLET, J., Histoire dogmatique, liturgique, et archéologique du sacrement de l'Eucharistie, vol.2, Paris, Société générale de librairie catholique, 1886, p.652.
Guide de l'art chrétien: études d'esthétique et d'iconographie
Description des estampes exposées dans la Galerie de la Bibliothèque ... Duchesne
Inventaire général des richesses d'art de la France, Volume 2 ;Volume 3,Partie 2